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08.04.2007

Paroles de toreros (2)

Sébastien Castella : "En el segundo me encontré más cómodo, era un toro noble, muy serio con muchas cosas buenas, pero tenía mucho que lidiar. Poco a poco me encontré como en la temporada pasada..." Ce second, dont parle Sébastien Castella, c'est "Frailon", toro de 550 kg, né en décembre 2002 dans l'élevage de Domingo Hernandez et que le maestro biterrois a lidié vendredi 6 avril à 17 h à la feria pascale d'Arles. Castella effectuait son retour dans le ruedo, trois mois et quelques poussières après la grave blessure reçue au mois de décembre dernier dans les arènes de Cali, en Colombie. L'important, en ce Vendredi Saint, pour Sébastien Castella, était de marquer d'entrée son territoire et lancer immédiatement sa temporada sur une tonalité ambitieuse. Deux oreilles et la queue pour avoir créé face à Frailon une faena exceptionnelle : cette récompense suprême place d'emblée le torero français dans le peloton de tête des prétendants à la couronne. De deux choses l'une : soit Castella se souvenait encore de sa blessure de Cali et il lui aurait été difficile de passer le cap, soit il avait tout oublié et la route s'ouvrait grande devant lui. C'est le second scénario qui, en Arles, dans un amphithéâtre romain à l'entrée duquel on avait affiché "no hay billetes", s'est produit. Castella a oublié Cali, oublié ses cinq côtes cassées, oublié sa plèvre, son poumon perforés, ses muscles meurtris. Castella tient sa muleta comme s'il toréait pour la première fois, sans cesse dans l'invention, dans la création. Un arte d'une envergure qui, pour le spectateur, restera... inoubliable !   

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